miércoles, 26 de marzo de 2014

Les roses blanches


Berthe Sylva
Michèle Torr

C'était un gamin, un gosse de Paris,
Sa seule famille était sa mère
Une pauvre fille aux grands yeux flétris,
Par les chagrins et la misère
Elle aimait les fleurs, les roses surtout,
Et le cher bambin le dimanche
Lui apportait des roses blanches,
Au lieu d'acheter des joujoux
La câlinant bien tendrement,
Il disait en les lui donnant :

"C'est aujourd'hui dimanche,
Tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches,
Toi qui les aime tant
Va quand je serai grand,
J'achèterai au marchand
Toutes ses roses blanches,
Pour toi jolie maman"

Au dernier printemps , le destin brutal,
Vint frapper la blonde ouvrière
Elle tomba malade et pour l'hôpital,
Le gamin vit partir sa mère
Un matin d'avril parmi les promeneurs
N'ayant plus un sous dans sa poche
Sur un marché le pauvre gosse
Furtivement vola quelques fleurs
La fleuriste l'ayant surpris,
En baissant la tête, il lui dit :

"C'est aujourd'hui dimanche
Et j'allais voir maman
J'ai pris ces roses blanches
Elle les aime tant
Sur son petit lit blanc,
Là-bas elle m'attend
J'ai pris ces roses blanches,
Pour ma jolie maman"

La marchande émue, doucement lui dit,
"Emporte-les je te les donne"
Elle l'embrassa et l'enfant partit,
Tout rayonnant qu'on le pardonne
Puis à l'hôpital il vint en courant,
Pour offrir les fleurs à sa mère
Mais en le voyant, une infirmière,
Lui dit "Tu n'as plus de maman"
Et le gamin s'agenouillant dit,
Devant le petit lit blanc :

"C'est aujourd'hui dimanche,
Tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches,
Toi qui les aimais tant
Et quand tu t'en iras,
Au grand jardin là-bas
Ces belles roses blanches,
Tu les emporteras

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