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viernes, 14 de septiembre de 2012

Le pélican de Robert Desnos

L'HIVER


 

C'est l'hiver

C'est l'hiver, mon mignon
Mets tes bottes doublées de mouton
Ton manteau boutonné jusqu'au nez
Mets ton foulard de laine
Et n'oublie pas tes mitaines
Car dehors il fait froid tu verras!
 L'hiver

Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc
Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc
C'est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois,
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village.
Voyant de la lumière
Le voilà rassuré.
Dans une petite maison
Il entre sans frapper ;
Et pour se réchauffer,
S'assoit sur le poêle rouge,
Et d'un coup disparaît.
Ne laissant que sa pipe
Au milieu d'une flaque d'eau,
Ne laissant que sa pipe,
Et puis son vieux chapeau.
 L'hiver

L'hiver est un vieux monsieur
Qui n'a plus
qu'un seul cheveu
Quand il souffle
fff... fff... fff...
Quand il souffle
sur ses doigts
Voilà le vent et le froid
Ah gla gla ! Ah gla gla !
 Dans mon pays d'hiver

- Dans mon pays d'hiver, brr brr (bis)
Il y a de la neige comme ça (bis)
Et des bonhommes comme ça (bis)
- Dans mon pays d'hiver, brr brr (bis)
Il y a des skis comme ça (bis)
Et des soucoupes comme ça (bis)
- Dans mon pays d'hiver, brr brr (bis)
Y a des traîneaux comme ça (bis)
Et des raquettes comme ça (bis)
- Dans mon pays d'hiver, brr brr (bis)
Il y a du hockey comme ça (bis)
Et du patin comme ça (bis)

 Il fait froid
Brr! Brr! Brr!
Il fait froid! Froid! Froid!
Pour nous réchauffer, nous allons sauter!
Sur 1 pied, (sur 1 pied)
Sur l'autre pied, (sur l'autre pied)
Puis sur les 2 pieds!
Tournez, tournez, arrêtez.
Nous sommes réchauffés!!!
 La neige
Air de: un éléphant ça trompe, ça trompe

Quand c'est l'hiver
Il neige
Il neige
Quand c'est l'hiver
Il neige énormément
 Les flocons de neige
(Air de: il était une bergère)

Il neige (3) et ron et ron des flocons tout ronds
Il neige (3) des p'tits bedons tout ronds (2)
Volez flocons de neige
Et ron (2) volez tous en rond
Volez flocons de neige
Comme des papillons ron ron (2)
Dansez flocons de neige
Et ron ron ron
Dansez tout en rond
Dansez flocons de neige
En joyeux tourbillons ron ron (2)

 http://www.ac-grenoble.fr/savoie/mat/group_de/outils/repertoire.htm


Des activités pour l'hiver

jueves, 16 de febrero de 2012

POÈMES: L'éternelle chanson (Futur)

L'éternelle chanson

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer,
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant toujours par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire " Je t'aime " ?
Alors avec grand soin nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.

Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave - et serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent,
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main
Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.

Et de ce cher amour qui passe comme un rêve,
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir s'il se peut l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ;
Je serai riche alors d'une richesse rare
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève,
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

ROSEMONDE GÉRARD

POÈMES: Liberté

Liberté

Sur mes cahiers d'écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom

Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom

Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom

Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom

Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunies
J'écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom

Sur l'absence sans désirs
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.


Poésie et vérité 42
Paul Eluard (1895-1952)

POÈMES: Derniers jours d'octobre

Derniers jours d'octobre
 
   
En ces derniers jours d'octobre
Le soleil se fait bien sobre
Dans un ciel assombri
Par tous ces nuages gris
 
Les pauvres arbres frissonnent
Quand le vent tourbillonne
Se jouant de leur feuillage
Comme un gamin peu sage
 
Mais si les beaux jours délaissent
Tous ces gens qui s'empressent
De courir à vive allure
Vers un ailleurs plus sûr
 
S'ils ne voient dans les cieux
Que le reflet anxieux
De leur âme tourmentée
Moi je leur dis entêtés
 
Qu'importe un ciel marqué
Par tant d'éclairs traqués
Que toutes ces nues fécondes
Fassent que l'eau abonde
 
Qu'importe le mois de l'année
Qu'il soit décembre ou juillet
Tant que saisons font leur tour
Qu'en nos coeurs fleurit Amour
 
 
 
 
Blanche COLOMBE
 

jueves, 13 de octubre de 2011

Page d'écriture





Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize...
Répétez! dit le maître
Deux et deux quatre
quatre et quatre huit
huit et huit font seize.
Mais voilà l'oiseau-lyre
qui passe dans le ciel
l'enfant le voit
l'enfant l'entend
l'enfant l'appelle:
Sauve-moi
Joue avec moi
oiseau!
Alors l'oiseau descend
et joue avec l'enfant

Deux et deux quatre...
Répétez! dit le maître
et l'enfant joue
l'oiseau joue avec lui...
Quatre et quatre huit
huit et huit font seize
et seize et seize qu'est-ce qu'ils font?
Ils ne font rien seize et seize
et surtout pas trente deux
de toute façon
et ils s'en vont.
Et l'enfant a caché l'oiseau
dans son pupitre
et tous les enfants
entendent sa chanson
et tous les enfants
entendent la musique
et huit et huit à leur tour s'en vont
et quatre et quatre et deux et deux
à leur tour fiche le camp
et un et un ne font ni une ni deux
un à un s'en vont également.
Et l'oiseau-lyre joue
et l'enfant chante
et le professeur crie:
Quand vous aurez fini de faire le pitre!

Mais tous les autres enfants
écoutent la musique
et les murs de la classe
s'écoulent tranquillement.
Et les vitres redeviennent sable
L'encre redevient eau
Les pupitres redeviennent arbres
La craie redevient falaise
Le porte-plume redevient oiseau

miércoles, 12 de octubre de 2011

Maurice Carême

Alphabet


A c'est l'âne agaçant l'agnelle,
B c'est le boulevard sans bout,
C la compote sans cannelle,
D le diable qui dort debout.

E c'est l'école, les élèves,
F le furet féru de grec,
G la grive grisant la grève,
H c'est la hache et l'homme avec.

I c'est l'ibis berçant son île,
J Le jardin sans jardinier,
K le képi du chef kabyle,
L le lièvre fou à lier.

M c'est le manteau bleu des mages,
N la neige bordant le nid,
O l'oranger pris dans l'orage,
P le pain léger de Paris.

Q c'est la quille sur le quai,
R la rapière d'or du roi,
S le serpent qui s'est masqué,
T la tour au-dessus des toits.

U c'est l'usine qui s'allume,
V le vol du vent dans la voile,
W le wattman de lune,
X le xylophone aux étoiles.

Y c'est les yeux doux du yack
Oublié dans le zodiaque,
Z le zigzag brusque du zèbre
Qui s'enfuit dans les ténèbres,

Malheureux parce qu'il est
Le dernier de l'alphabet.

Le hibou
 
Caillou, genou, chou, pou, joujou, bijou,
Répétait sans fin le petit hibou.
 
Joujou, bijou, pou, chou, caillou, genou,
Non, se disait-il, non, ce n'est pas tout.
 
Il y en a sept pourtant, sept en tout :
Bijou, caillou, pou, genou, chou, joujou.
 
Ce n'est ni bambou, ni clou, ni filou...
Quel est donc le septième ? Et le hibou,
 
La patte appuyée au creux de sa joue,
Se cachait de honte à l'ombre du houx.
 
Et il se désolait, si fatigué
Par tous ses devoirs de jeune écolier
 
Qu'il oubliait, en regardant le ciel
Entre les branches épaisses du houx,
 
Que son nom, oui, son propre nom, hibou,
Prenait, lui aussi, un X au pluriel.

J’aime ma mère


J’aime ma sœur

Pour ses yeux clairs,

J’aime mon frère

Pour sa candeur,

J’aime mon père

Pour sa douceur

Et je ne dois

Sûrement pas

Dire pourquoi

J’aime ma mère.

Je me demande

Même parfois

Si je ne l’aime

Pas plus que moi.

N’est-elle pas

La vraie lumière

Qui nous éclaire,

Ma sœur, mon frère,

Mon père et moi?


Pour mon père



Mon père aimé, mon père à moi,

Toi qui me fais bondir

Sur tes genoux

Comme un chamois,

Que pourrais-je te dire

Que tu ne sais déjà ?

Il fait si doux

Quand ton sourire

Eclaire tout

Sous notre toit.

Je me sens fort, je me sens roi,

Quand je marche à côté de toi.


L'ÉCOLIÈRE


Bon Dieu ! que de choses à faire!

Enlève tes souliers crottés,

Pends donc ton écharpe au vestiaire,

Lave tes mains pour le goûter,



Revois tes règles de grammaire.

Ton problème, est-il résolu ?

Et la carte de l'Angleterre,

Dis, quand la dessineras-tu ?



Aurai-je le temps de bercer

Un tout petit peu ma poupée,

De rêver, assise par terre,

Devant mes châteaux de nuées ?

Bon Dieu ! que de choses à faire






Notre école

Notre école se trouve au ciel.
Nous nous asseyons près des anges
Comme des oiseaux sur les branches.
Nos cahiers d’ailleurs ont des ailes.
 
A midi juste, l’on y mange,
Avec du vin de tourterelle,
Des gaufres glacées à l’orange.
Les assiettes sont en dentelle.
 
Pas de leçons, pas de devoirs.
Nous jouons quelquefois, le soir,
Au loto avec les étoiles.
 
Jamais nous ne rêvons la nuit
Dans notre petit lit de toile.
L’école est notre paradis.


LES LEÇONS

Le cours d'arithmétique
Plonge dans la panique
Robert et Dominique.

Les règles de grammaire
Donnent le mal de mer
A Jeanne, Paul et Pierre.

Le manuel d'histoire
Etonne, à n'y pas croire,
Marguerite et Grégoire.

Et la géographie
Emplit de nostalgie
Alexandre et Sylvie.

Luc rage quand il pense
Au dessin, et Constance
Craint la leçon de sciences.

Il n'y a que le sport
Qui les met tous d'accord.
Et encor!... dit Nestor

Qui aime se cacher
Pour lire, émerveillé,
Robinson Crusoé.



Le chat et le soleil

Le chat ouvrit les yeux,
Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux,
Le soleil y resta.

Voilà pourquoi, le soir,
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.


Mon petit chat 

 J'ai un petit chat ,
Petit comme ça.
Je l'appelle Orange.

Je ne sais pas pourquoi
Jamais il ne mange
Ni souris ni rat.

C'est un chat étrange
Aimant le nougat
Et le chocolat.

Mais c'est pour cela ,
Dit tante Solange ,
Qu'il ne grandit pas !


Deux petits éléphants

C'était deux petits éléphants,
Deux petits éléphants tout blancs.


Lorsqu'ils mangeaient de la tomate,
Ils devenaient tout écarlates.


Dégustaient-ils un peu d'oseille,
On les retrouvait vert bouteille.


Suçaient-ils une mirabelle,
Ils passaient au jaune de miel.


On leur donnait alors du lait :
Ils redevenaient d'un blanc tout frais.


Mais on les gava, près d'Angkor,
Pour le mariage d'un raja,


D'un grand sachet de poudre d'or.
Et ils brillèrent, ce jour-là,


D'un tel éclat que plus jamais,
Même en buvant des seaux de lait,


Ils ne redevinrent tout blancs,
Ces jolis petits éléphants.


Avez-vous vu?

Avez-vous vu le dromadaire
Dont les pieds ne touchent pas terre?

Avez-vous vu le léopard
Qui aime loger dans les gares?

Avez-vous vu le vieux lion
Qui joue si bien du violon?

Avez-vous vu le kangourou
Qui chante et n'a jamais le sou?

Avez-vous vu l'hippopotame
Qui minaude comme une femme?

Avez-vous vu le perroquet
Lançant très haut son bilboquet?

Avez-vous vu la poule au pot
Voler en rassemblant ses os?

Mais moi, m'avez-vous bien vu, moi,
Que personne jamais ne croit?


Trois escargots

J'ai rencontré trois escargots

Qui s'en allaient cartable au dos


Et dans le pré trois limaçons

Qui disaient par cœur leur leçon.


Puis dans un champ, quatre lézards

Qui écrivaient un long devoir.


Où peut se trouver leur école ?

Au milieu des avoines folles ?


Et leur maître est-il ce corbeau

Que je vois dessiner là-haut


De belles lettres au tableau ?


Pour dessiner un bonhomme


Deux petits ronds dans un grand rond.

Pour le nez, un trait droit et long.

Une courbe dessous, la bouche.

Et pour chaque oreille, une boucle.



Sous le beau rond, un autre rond

Plus grand encore et plus oblong.

On peut y mettre des boutons :

Quelques gros points y suffiront.



Deux traits vers le haut pour les bras

Grands ouverts en signe de joie,

Et puis deux jambes, dans le bas,

Qu’il puisse aller où il voudra.



Et voici un joli bonhomme

Rond et dodu comme une pomme

Qui rit d’être si vite né

Et de danser sur mon papier.



Muguet
Cloches naïves du muguet, Carillonnez ! car voici Mai !

Sous une averse de lumière,
Les arbres chantent au verger,
Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

Les yeux brillants, l'âme légère,
Les fillettes s'en vont au bois
Rejoindre les fées qui, déjà,
Dansent en rond sur la bruyère.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !


LIENS

Ce site rend hommage au grand poète belge Maurice Carême. Sa vie, son ouvre, sa personnalité sont ici éclairées.

Sa biographie 

jueves, 3 de marzo de 2011

Poèmes de Jacques Prévert

L'orgue de Barbarie


Le poème en français, puis en espagnol.


Le cancre

Le poème en français et en espagnol.


Pour faire le portrait d'un oiseau


Le poème

En sortant de l'école  1   2   3


miércoles, 16 de febrero de 2011

Chanson des escargots qui vont à un enterrement



A l'enterrement d'une feuille morte
Deux escargots s'en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s'en vont dans le soir
Un très beau soir d'automne
Hélas quand ils arrivent
C'est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes ressuscitées
Et les deux escargots
Sont très désappointés
Mais voilà le soleil
Le soleil qui leur dit
Prenez, prenez la peine
La peine de vous asseoir
Prenez un verre de bière
Si le coeur vous en dit
Prenez si ça vous plaît
L'autocar pour Paris
Il partira ce soir
Vous verrez du pays
Mais ne prenez pas le deuil
C'est moi qui vous le dis
Ça noircit le blanc de l’œil
Et puis ça enlaidit
Les histoires de cercueil
C'est triste et pas joli
Reprenez vos couleurs
Les couleurs de la vie
Alors toutes les bêtes
Les arbres et les plantes
Se mettent à chanter
A chanter à tue-tête
La vraie chanson vivante
La chanson de l'été
Et tout le monde de boire
Tout le monde de trinquer
C'est un très joli soir
Un joli soir d'été
Et les deux escargots
S'en retournent chez eux
Ils s'en vont très émus
Ils s'en vont très heureux
Comme ils ont beaucoup bu
Ils titubent un p'tit peu
Mais là-haut dans le ciel
La lune veille sur eux.

JACQUES PRÉVERT



Le crayon noir: La francophonie

Liens : Poésie

Poésies pour enfants:

Taka'Réciter, des poésies à apprendre

Les poèmes

Lire et recréer

La complainte du petit cheval blanc

Paul Fort et Brassens, Nana Mouskouri


Complainte du petit cheval blanc

Le petit cheval dans le mauvais temps, qu'il avait donc du courage !
C'était un petit cheval blanc, tous derrière et lui devant.

Il n'y avait jamais de beau temps dans ce pauvre paysage.
Il n'y avait jamais de printemps, ni derrière ni devant.

Mais toujours il était content, menant les gars du village,
A travers la pluie noire des champs, tous derrière et lui devant.

Sa voiture allait poursuivant sa belle petite queue sauvage.
C'est alors qu'il était content, eux derrière et lui devant.

Mais un jour, dans le mauvais temps, un jour qu'il était si sage,
Il est mort par un éclair blanc, tous derrière et lui devant.

Il est mort sans voir le beau temps, qu'il avait donc du courage !
Il est mort sans voir le printemps ni derrière ni devant.

Paul FORT

Extrait de « Ballades du beau hasard - Lieds, complaintes, élégies »


Paul FORT (1872 - 1960)

Né à Reims, il est l’auteur des « Ballades françaises », poésies aux thèmes simples et d’une aimable fraîcheur ainsi que des pièces de théâtre « La Petite Bête » puis d’autres poèmes. Il crée la revue « Vers et prose » qui comprend les représentants du symbolisme comme Verhaeren, Apollinaire, Claudel, Gide, Jammes, Alain Fournier, Barrès, … Paul Fort a chanté, pendant cinquante ans, sans tomber dans la monotonie, les provinces françaises, leurs légendes, leurs traditions, leurs richesses, leurs charmes, mêlés à des souvenirs de ses voyages et à des impressions personnelles. Il a été élu en 1912, Prince des Poètes.

Le poème et la version de brassens

Georges brassens a mis ce poème en musique en 1972 .

Le post


Lire les commentaires.

miércoles, 6 de octubre de 2010

Poèmes

Les poésie de l'école Lakanal de Lille , 1

Poèmes sur le ciel – les nuages et l’arc en ciel, le cerf-volant ou l’avion

Poésies - Comptines - Chants

Poésies illustrées

Poésies pour l'école

Le Blog de JuanFrance : Notre poésie

COMPTINES : 1 

INA: Paul Éluard

jueves, 3 de junio de 2010

JACQUES PRÉVERT (1900-1977)


JACQUES PRÉVERT (1900-1977)
 
Pour faire le portrait d'un oiseau

Poète français qui a écrit aussi de courtes pièces de théâtre et quelques scénarios de films. Son recueil de poèmes le plus célèbre est "Paroles", écrit en 1945.



Peindre d'abord une cage
avec une porte ouverte
peindre ensuite
quelque chose de joli
quelque chose de simple
quelque chose de beau
quelque chose d'utile
pour l'oiseau
placer ensuite la toile contre un arbre
dans un jardin
dans un bois
ou dans une forêt
se cacher derrière l'arbre
sans rien dire
sans bouger...
Parfois l'oiseau arrive vite
mais il peut aussi mettre de longues années
avant de se décider
Ne pas se décourager
attendre
attendre s'il le faut pendant des années
la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
n'ayant aucun rapport
avec la réussite du tableau
Quand l'oiseau arrive
s'il arrive
observer le plus profond silence
attendre que l'oiseau entre dans la cage
et quand il est entré
fermer doucement la porte avec le pinceau
puis
effacer un à un tous les barreaux
en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
Faire ensuite le portrait de l'arbre
en choisissant la plus belle de ses branches
pour l'oiseau
peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
la poussière du soleil
et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
Si l'oiseau ne chante pas
C'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucment
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

Emily Loizeau lit « Pour faire le portrait d'un oiseau » de Jacques Prévert, lors d'un hommage diffusé le 11 avril 2007 sur France2 pour les 30 ans de la mort du poète.

Para hacer el retrato de un pájaro

Pintar primero la jaula
con la puerta abierta
pintar después
algo gracioso
algo simple
algo hermoso
algo útil
para el pájaro
apoyar después la tela contra un árbol
en un jardín
en un montecillo
o en un bosque
esconderse tras el árbol
sin decir palabra
sin moverse…
A veces el pájaro aparece al instante
pero a veces puede tardar años
antes de decidirse
No desalentarse
esperar
esperar si es necesario durante años
la prontitud o la demora en la llegada del pájaro
no guarda relación
con la calidad del cuadro
Cuando el pájaro aparece
si aparece
observar el más profundo silencio
aguardar a que el pájaro entre en la jaula
y una vez que haya entrado
cerrar suavemente la puerta con el pincel
después
borrar de uno en uno todos los barrotes
con cuidado de no rozar siquiera las plumas del pájaro
Reproducir después el árbol
cuya más bella rama se reservará
para el pájaro
pintar también el verde follaje y la frescura del viento
el polvillo del sol
y el zumbido de los bichos de la hierbas en el calor
del verano
y después esperar que el pájaro se decida a cantar
Si el pájaro no canta
mala señal
señal de que el cuadro es malo
pero si canta es buena señal
señal de que podéis firmar
Entonces arrancadle suavemente
una pluma al pájaro
y poned vuestro nombre en un ángulo del cuadro.

SOURCE: Poemas en francés

Les 100 printemps du poète :
. Vous y trouverez les poèmes suivants:

Les enfants qui s'aiment (court)***
Je suis comme je suis (pour elles)***
La grasse matinée (long)
Fleurs et couronnes (a lire en classe)***
Pour toi mon amour (court)
Le cancre (court)****
En sortant de l'école (long) chanson
Pour faire le portrait d'un oiseau (long)****
Sables mouvants (court)


Poésie du recueil Spectacle (1946) de Jacques Prévert, mise en musique par Joseph Kosma.Ce clip a été créé pour les étudiants de Français Langue Étrangère. Une explication en français facile se trouve sur le site "Chansons pour Étudier le Français" http://chansons-fr.com

Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s'aiment
Ne sont là pour personne
Et c'est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour
Dans l'éblouissante clarté de leur premier amour.

Juliette Gréco - Je suis comme Je suis
Interview sous-titrée & "Je suis comme Je suis"




Jacques PRÉVERT illustré par Gabriel LEFEBVRE

CHANSON des escargots qui vont à un enterrement

Hommage à Jacques Prévert

D'autres poèmes (AUDIO)

martes, 9 de marzo de 2010

POÉSIES

Le politique

Boris Vian, 1920-1959


Ils ont sonné à ma porte
Je suis sorti de mon lit
Ils sont entrés dans ma chambre
Ils m'ont dit de m'habiller

Le soleil par la fenêtre
Ruisselait sur le plancher
Ils m'ont dit mets tes chaussures
On chantait sur le palier

J'ai descendu l'escalier
Entre leurs deux uniformes
Adossé à une borne
Un clochard se réveillait

Ils me donneront la fièvre
La lumière dans les yeux
Ils me casseront les jambes
A coups de souliers ferrés

Mais je ne dirai rien
Car je n'ai rien à dire
Je crois à ce que j'aime
Et vous le savez bien

Ils m'ont emmené là-bas
Dans la grande salle rouge
Ils m'ont parqué dans un coin
Comme un meuble... comme un chien

Ils m'ont demandé mon âge
J'ai répondu vingt-sept ans
Ils ont écrit des mensonges
Sur des registres pesants

Ils voulaient que je répète
Tout ce que j'avais chanté
Il y avait une mouche
Sur la manche du greffier

Qui vous a donné le droit
De juger votre prochain
Votre robe de drap noir
Ou vos figures de deuil

Je ne vous dirai rien
Car je n'ai rien à dire
Je crois à ce que j'aime
Et vous le savez bien

Ils m'ont remis dans la cage
Ils reviennent tous les jours
Ils veulent que je leur parle
Je me moque des discours

Je me moque de menaces
Je me moque de vos coups
Le soleil vient à sept heures
M'éveiller dans mon cachot

Un jour avant le soleil
Quelqu'un viendra me chercher
On coupera ma chemise
On me liera les poignets

Si vous voulez que je vive
Mettez-moi en liberté
Si vous voulez que je meure
A quoi bon me torturer

Car je ne dirai rien
Je n'ai rien à vous dire
Je crois à ce que j'aime
Et vous le savez bien

Mouloudji chante le poème Boris Vian


En sortant de l'école de Jacques Prévert


Alphonse de Lamartine : Le papillon